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Assurance maladie : deux milliards d’euros d’économies qui vont coûter cher aux Français ?

Le gouvernement accélère son plan de maîtrise des dépenses de santé. L’objectif est de réaliser plus de 2 milliards d’euros d’économies sur l’Assurance maladie. Si cette stratégie vise à contenir le déficit de la Sécurité sociale, elle risque aussi de modifier le reste à charge de nombreux Français.


Concrètement, plusieurs remboursements devraient bientôt être revus à la baisse, avec un transfert d’une partie des dépenses vers les complémentaires santé… ou directement vers les assurés ?


Des décrets publiés en urgence dès cet été


Les vacances estivales sont idéales pour publier des décrets. Les Français n’en prendront, pour la plupart, connaissance qu’à la rentrée. Ce « hasard du calendrier » semble être la voie choisie par le gouvernement, qui a fait de la réduction du déficit de l’Assurance maladie son combat du moment.


Celui-ci vient ainsi d’annoncer, le vendredi 24 juillet, des baisses de taux de remboursement de l’Assurance maladie, via notamment l’envoi de plusieurs projets de décrets à la Caisse nationale d’assurance maladie. Ils concernent principalement quatre postes de dépenses :

  • Les médicaments à service médical rendu faible : aujourd’hui remboursés à 15 %, leur taux de prise en charge par la Sécu passerait à 5 %.
  • Les médicaments à service médical rendu modéré : actuellement à 30 %, ils pourraient descendre à 15 %. Cela concerne des médicaments du quotidien tels que la Bétadine, le Gaviscon ou encore les bains de bouche.
  • Les soins dentaires : leur prise en charge serait davantage transférée aux mutuelles, qui couvriraient 50 % de la note, contre 40 % aujourd’hui.
  • Les transports sanitaires : ambulances, VSL et taxis conventionnés passeraient à un remboursement de 50 %, contre 55 % actuellement.


À elles seules, ces mesures doivent permettre de générer plus d’un milliard d’euros d’économies, auxquels s’ajoutent environ 300 millions d’euros grâce au déremboursement accru de certains médicaments.